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Notre dame des Auzils est, sans doute, le plus attachant des sites à visiter du Massif de La Clape.
Pour accéder à la chapelle, consacrée à la Vierge protectrice des marins et des affligés, il faut parcourir un chemin callouiteux parsemé d'insolites monuments commémoratifs.
Malgré leur apparence, ce ne sont pas des tombes mais des Cénotaphes : "Monument élevé à la mémoire d'un mort et qui ne contient pas son corps."
Les archives de l'Abbaye de Cassan, dans l'Hérault, citent pour la première fois ce lieu aux alentours de l'an 1080. Ce n'est alors qu'un prieuré, les moines ne devaient occuper que des cabanes et ne se réunissaient que pour la prière.
La chapelle, sous sa forme actuelle, fut construite en 1635. Un ermite en était le gardien.

 

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Les marins-pêcheurs en firent leur lieu de pèlerinage du lundi de pentecôte. Un deuxième pèlerinage fut instauré à partir de 1797 le lundi de Pâques, en hommage aux 32 victimes de la catastrophe maritime qui endeuilla Gruissan le 28 février 1797. Comme l'indique le site Internet de la ville de Gruissan, " avant d'entreprendre un long voyage les Gruissanais, qui étaient essentiellement des marins, venaient adresser leurs prières à la Vierge protectrice des marins et des affligés. Et si au cours de leurs navigations ils avaient connu quelques "Infortunes de Mer", à leur retour, ils ornaient son sanctuaire de modestes ex-voto, tableaux ou maquettes en remerciements. "
Au siècle dernier, les Gruissanais élevèrent des cénotaphes tout au long du chemin qui monte vers la chapelle à la mémoire de leurs marins disparus.

 

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Perchée sur son Dôme rocheux, la chapelle a connu bien des épreuves :en juillet 1967, des voleurs firent main-basse sur les 68 ex-voto exposés. Aujourd'hui, des peintures en trompe l'œil remplacent cette remarquable collection (classée Monument Historique), sans doute à jamais disparue. Une invasion de termites, en 1978, mit à mal les boiseries. La dernière agression, sans doute la plus stupide et révoltante, a été l'œuvre de vandales il y a quelques semaines, à peine.

 

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Mais, l'existence de la Chapelle de notre dame des Auzils est solidement ancrée dans le patrimoine des Gruissanais.
L'ambiance si particulière qui baigne ce lieu vaut à elle seule le détour.
De l'émotion, mais pas de tristesse…
Des " tombes ", mais pas de corps…
Un site magnifique dans un cadre exceptionnel, la Chapelle a trouvé son écrin idéal dans le Massif de la Clape…à quelques encablures de la Mer si présente dans la destinées de ces Marins Gruissanais.

 

 

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